Gradus ad Parnassum - Cours d'écriture musicale

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Unité 7 - Fonctions et renversements des accords de 3 sons



L'unité 7 aborde deux sujets distincts. Premièrement, elle envisage l'accord non plus comme un simple ensemble harmonique qui se suffit à lui-même mais dans son contexte tonal, à savoir sa fonction. Deuxièmement, nous considérons les trois états de l'accord de trois sons : son état fondamental, son état de premier renversement, et son état de second renversement.

24 commentaire(s)

Par slavei (lillianapasteur@gmail.com), écrit le 30/12/2016 à 23h36
Cher Maître,
Votre cours est depuis quelques jours un véritable événement pour moi -ça ouvre littéralement les yeux sur plein de choses ( l'anglais appellerait cela de façon très succinte et imagée "an eye-opener"), ça répond à des questions qu'on a pu se poser instinctivement ou logiquement en pratiquant la musique, comme par exemple le caractère particulier de l'accord de 7ème de dominante, etc., etc., etc. et ça incite à la réflexion approfondie. Vous expliquez les choses "de l'intérieur" avec une logique de fer qui épouse et qui suit la logique de la musique elle-même.C'est énorme! Sans parler de votre approche très pédagogique- jamais la charrue avant les pauvres boeufs...Ouf! Un gra-a-a-a-nd merci pour cela! Et quant à votre érudition de maître qui vous permet de relier chaque cas particulier à l'ensemble, de classer et de hiérarchiser les phénomènes
musicaux, elle ne peut être que source de clarté, d'admiration et d'inspiration.
Encore une fois, un énorme merci pour vos lumières sur notre grande amie la musique et très bonne année à vous et à vos collaborateurs
Musicalement et cordialement vôtre,
L.P.
Par Adrien, écrit le 23/12/2016 à 13h25
Tonalite, gammes, accords, harmonisation des gammes... Je pensais avoir deja completement cerne ces notions en autodidacte. Vos cours me devoilent pourtant certains aspects auxquels je n avais jamais prete attention et qui mettent en exergue toute la richesse et la puissance qui emerge de l irregularite de la gamme majeure. Votre demarche est admirable et me donne une grande soif de savoir, et l espoir de pouvoir composer des oeuvres expressives et variees. Je vous suis tres reconnaissant.
Par Manu (mmanuceau@numericable.fr), écrit le 04/10/2016 à 18h03
au sixième degré:La Si Do Ré est mineur, dans la tonalité Majeur.
dans la tonalité mineure : majeure,or vous dite Lab Si Do Ré Mib
et non : Lab Sib Do Ré Mib pourquoi?
merci pour votre réponse.




Par Thomazinette, écrit le 25/05/2016 à 00h14
Oups !
Je m'aperçois de mon erreur en me relisant....
Si j'ajoutais une sixte à l'harmonie napolitaine, elle serait augmentée, et donc sonnerait comme une septième mineure.
Mais la septième, elle, est majeure car c'est la tonique....
Désolé de mon étourderie, considérez que je n'ai rien dit !
Par Jean-Louis Fabre, écrit le 25/05/2016 à 18h35
Bonjour,
je me permets de répondre quand même, malgré votre rectification, pour apporter une précision. La sixte napolitaine ne reçoit pas de note complémentaire, donc la question ne se pose pas. On trouve cette harmonie sous forme de sixte, en général, d'où le terme si souvent utilisé de sixte napolitaine, et dans ce cas ne reçoit aucun autre son complémentaire On trouve également cette harmonie, beaucoup moins souvent certes, à l'état fondamental, par exemple dans le prélude en do mineur de Chopin, dans l'avant-dernière mesure, ou dans la 3ème pièce des "Scènes d'enfants" de Schumann, aux mesures 13 et 14. Là aussi pas de son complémentaire, pas de septième.
Je voulais apporter cette précision.
Encore merci de votre attention
Bon travail
bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par Thomazinette, écrit le 16/06/2016 à 18h07
Bonjour,

merci encore pour les références. Celles-ci et le Beethoven dont vous parlez dans un autre commentaire un peu plus bas (l'allegretto de la tempête, où l'accord est aussi à l'état fondamental il me semble) rejoignent le petit herbier que je me fabrique autour de cet accord.

Désormais quand je remarque cette harmonie, je ne m'y trompe plus ! Autrefois, j'avais essayé en vain de comprendre la mesure 10 de la Sicilienne de Maria Theresa von Paradis ; je m'y étais cassé les dents faute de connaître la sixte napolitaine.

Bref, je me sens avancer grâce à vos leçons !
Par Jean-Louis Fabre, écrit le 27/06/2016 à 13h01
Bonjour,
oui, en effet, c'est un bel exemple de sixte napolitaine dans cette sicilienne!
Merci pour votre commentaire.
Je donnerai par la suite, dans le deuxième volume à paraître en octobre 2016, de nombreux exemples de sixtes napolitaines , mais aussi d'harmonie napolitaine à l'état fondamental, et d'extension de l'harmonie napolitaine comme par exemple , le motif réexposé par Beethoven au IIème degré abaissé, dans le quatuor en fa mineur opus 95 à la mesure 6, ou dans la sonate appassionata à la mesure 5.
Tout ceci est fort intéressant et permet une compréhension plus profonde du système tonal.
Un grand merci pour votre message qui m'encourage à poursuivre!
Bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par Thomazinette, écrit le 25/05/2016 à 00h06
Bonjour professeur,

j'ai une petite question concernant cette vidéo, en lien avec la suivante (8ème), où vous nous informez que l'accord de septième de dominante est le seul à être nommé en référence à sa fonction (par contraste avec les autres accords de septième, qualifiés selon leur structure interne). Si je me souviens bien, vous laissiez entendre que cela venait de ce que la seule occurence de ce genre d'accord était située sur le degré V d'une gamme - et permettait donc à coup sûr d'identifier le ton de celle-ci (à défaut du mode).

N'est-ce pas négliger que si j'ajoute une septième à l'accord d'harmonie napolitaine que vous présentez ici, j'obtiens tout aussi bien un accord dont la tierce est majeure et la septième mineure, mais pour autant pas du tout placé sur le degré V de la dominante ?

Comment appeler un tel accord dans ce cas ? L'avez-vous déjà rencontré dans des oeuvres tonales, et si oui à quelle fréquence ?

Bien à vous, et merci encore pour ces passionnantes leçons !
Par Balbino, écrit le 06/04/2016 à 02h13
Il est bon d'apprendre qui sait vraiment.
Merci beaucoup encore une fois.
Par apprenti sorcier, écrit le 22/11/2015 à 00h50
bonsoir,
je comprends parfaitement votre explication mais dans l'absolu réb, fa, lab est bien l'accord parfait majeur du premier degré de réb majeur (5 b)
Autre point qui me titille depuis longtemps ( un an) en dehors des cadences, pourquoi dans un accord avec premier renversement on ne double pas la basse?
merci
Par Jean-Louis Fabre, écrit le 24/11/2015 à 17h53
Bonsoir,
oui l'accord de réb majeur, réb fa lab, est bien l'accord de tonique de la tonalité de Rb majeur. Mais pas dans "l'absolu", le terme absolu que vous employez suggère justement aucune appartenance particulière à un contexte tonal. Donc dans l'absolu, l'accord de réb majeur n'est autre que l'accord de réb majeur, et rien d'autre. Par contre, si on l'envisage dans un contexte tonal, il est en effet l'accord de tonique de réb majeur, mais aussi l'accord de sous-dominante de lab majeur, l'accord de dominante de solb majeur, l'accord du VIème degré de fa mineur, et enfin l'accord dit "napolitain" de la tonalité de do mineur.
En ce qui concerne les accords de sixte, il faut remarquer que dans l'écriture, essentiellement les degrés III (mi en do majeur), VI, la, et la sensible, si porteront des accords à l'état de premier renversement. Mi chiffré 6 est bien l'accord de tonique, la chiffré 6 est l'accord de sous-dominante, et si chiffré 6 est l'accord de dominante. Donc, une fois de plus, ce sont les trois accords principaux.
On comprend plus particulièrement quand on envisage l'accord de dominante. On sait qu'on ne double pas la sensible, qu'elle soit à la basse ou pas. Or dans ce cas, la sensible est à la basse, elle n'est pas doublée, et ceci est un premier élément de réponse à votre question. Car en effet, les deux autres accords de sixte se comportent par analogie de la même manière, ils ne doublent pas leur basse, la basse étant l'élément chantant, l'élément qui contribue à faire chanter la basse, à lui conférer un aspect mélodique, et dès lors elle n'est pas alourdie par une doublure.
Ceci dit, attention, prenons un quatuor de Haydn par exemple, observons les accords de sixte, ils sont très nombreux, on voit que ce n'est pas une règle absolue, loin de là!
A un stade élémentaire de l'étude de l'écriture, il est bon de ne pas doubler la basse de l'accord de sixte, ceci afin de bien comprendre le caractère de cet accord. Par la suite, cette règle est très assouplie.
Il s'agit d'une notion assez subtile et quelque peu difficile à expliquer, comme vous l'avez suggéré par votre question.
J'espère avoir apporté quelques éléments de réponse.
Bine cordialement
Jean-Louis Fabre

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