Gradus ad Parnassum - Cours d'écriture musicale

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Unité 1.1 - La réalisation à 4 voix de l'accord



Première unité du chapitre 2 d'introduction générale à l'harmonie. Cette vidéo est consacrée à l'étude de l'accord parfait sous sa forme "réalisée" à quatre voix, sa mise en pratique musicale réelle, utilisable dans les enchaînements.Thèmes abordés : définition des voix et de leur étendue, définition des systèmes d'écriture (quatre parties vocales, quatuor à cordes, deux portées du piano), tour d'horizon des différentes positions de l'accord à l'état fondamental, distinction entre positions serrées et larges, question de la doublure de la fondamentale.

11 commentaire(s)

Par Balbino, écrit le 10/04/2016 à 05h52
Je vous remercie pour votre grande classe.
Par Georges, écrit le 14/03/2016 à 13h28
Bonjour,

Dans la série des remarques et classifications qui permettent de fixer les choses et en tout cas de peut être mieux se les représenter : on observe que chaqune des positions permet d'écrire un accord parfait dans l'un de ses 3 états. En effet, si l'on omet la basse qui reste inchangée :
- La position tierce au soprano
Serrée = le 2° reversement (6/4)
Large = l'état fondamental (5)(étant entendu que l'on saute une note à chaque fois)
- La quinte au soprano
Serrée = l'état fondamental (5)
Large = 1° renversement (6)
- La fondamentale au soprano
Serrée = 1° renversement (6)
Large = 2° renversement (6/4)

Cordialement,

Georges
Par Jean-Louis Fabre, écrit le 21/04/2016 à 18h08
Bonjour,
oui, vous avez parfaitement raison. C'est à partir de ces mille remarques, petites et grandes, que petit à petit la notion devient vraiment familière et maîtrisée.
Merci de votre contribution!
bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par Amir, écrit le 05/08/2015 à 14h33
Bonjour
Merci mille fois pour vos vidéos qui sont très riche , votre pédagogie est vraiment remarquable .
Dans la première mesure du divertimento de Mozart en Ré majeur (K.136/125a) on voix la position du premier accord avec un intervalle plus d'une octave (dixième)untre violon II (alto) et violon I (soprano) .
Pouvez vous m'expliquer
cette position?
Désolé de mon français !
Merci à vous


Par Jean-Louis Fabre, écrit le 13/08/2015 à 13h11
Bonjour,
un grand merci pour l'intérêt pour vous portez aux vidéos.
Votre remarque est en effet très légitime. On m'a plusieurs fois adressé cette remarque, et je me l'étais moi-même faite il y a maintenant fort longtemps.
Il faut bien comprendre que dans l'écriture à quatre voix égales (comme dans un choral de Bach par exemple) et surtout dans une situation d 'apprentissage, la rigueur est absolument indispensable. Il serait vraiment très mauvais de s'autoriser par exemple une dixième entre alto et soprano, car dès lors, tout serait possible, alors qu'on cherche une cohérence d'écriture y compris dans l'espacement des voix.
Par contre, et ceci est également très important, dans l'écriture instrumentale (quatuor, piano), comme c'est le cas dans l'exemple que vous donnez, la liberté est beaucoup plus grande, mais ce n'est pas seulement une question de liberté, c'est aussi un des aspect de l'écriture. Quand on écrit à quatre voix, on attribue à chaque voix un statut égal, même si parfois le soprano est privilégié, ou parfois la basse ou même les voix intermédiaires. Tandis que dans le début du divertimento en Ré majeur, les trois parties (violoncelle, alto et violon II) ont vraiment un statut très différent du premier violon. Mozart confie aux trois parties du bas l'harmonie dont l'écriture est en accords répétés, tandis que le violon I, lui, est complètement "en dehors", il chante en valeurs plus longues, il pourrait d'ailleurs dans une symphonie être doublé à l'octave supérieure par une flûte, il est vraiment très à part des autres voix, son timbre à l'exécution doit d'ailleurs doit d'ailleurs être beaucoup plus timbré que les autres instruments. Tout ceci contribue à le distinguer et son "éloignement" du reste du groupe confirme sa particularité. Comme vous le voyez, on est loin de strict travail d'écriture à quatre parties égales, qui demande une vraie maîtrise et qu'il faut donc travailler avec beaucoup de rigueur.
J'espère avoir répondu à votre question.
N'hésitez pas à me solliciter en cas de doute.
Bon travail!
bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par dubroca, écrit le 24/04/2015 à 15h24
Je découvre avec une très grande gratitude vos vidéos. J'ai terminé le chapitre 1 (toujours utile de se remettre en mémoire les fondamentaux) et j'ai suivi la 1ère leçon d'harmonie. Pédagogie, clarté, vous suivre est un riche enseignement, et un vrai plaisir. Merci mille fois. Connaissez-vous une formation équivalente pour le contrepoint ?
Par Julian Moreira (gradusadparnassum.contact@gmail.com), écrit le 04/05/2015 à 10h16
Bonjour et merci de votre commentaire enthousiaste.
Sur internet, je peux seulement vous conseiller le site de Michel Baron http://michelbaron.phpnet.us/contrepoint.htm
Il propose un cours et des exercices, sous forme écrite uniquement. Malheureusement, aucun cours au format vidéo n'existe à notre connaissance.

En ce qui nous concerne, Jean-Louis Fabre envisage de faire un chapitre complet de contrepoint dans les mois à venir. En revanche cela risque de prendre du temps, tant les projets s'accumulent. Nous devons d'abord tourner et diffuser le chapitre 5, consacré aux styles dans la musique tonale. Nous avons aussi deux chapitres de TD en préparation, qui reprendront plus en détails les notions des deux premiers chapitres de cours, avec de nombreux exercices. Comptez aussi le temps de confection de la méthode écrite, qui reprendra le contenu des vidéos aux formats pdf et papier. Bref, vous le voyez, le chapitre 6 sur le contrepoint n'est encore qu'un lointain projet !
Néanmoins, le cours d'harmonie ici présent ne néglige jamais l'aspect horizontal de la musique, et vous pourrez constater notamment dans le chapitre 3 que la conduction mélodique des voix est tout aussi primordiale en harmonie qu'en contrepoint.

Bien cordialement,
Julian Moreira
Par morgan, écrit le 04/02/2015 à 16h09
Bonjour ,bravo pour votre pédagogie ,un plaisir immense d'écouter et par la même occasion d'apprendre .Au XV eme siècle en Allemagne la convention d'écriture de l'époque utilisait les termes ,fa à deux ligne (le fa4 )et l'octave sans ligne .Ces termes désignaient les limites ,tessitures que CPE BACH utilise dans son traité d'accompagnement .Pouvez vous m'expliquer ces limites ,dans la réalisation de l'écriture à 4 voix .
Merci à vous
Par Jean-Louis Fabre, écrit le 15/02/2015 à 19h21
Bonjour, et un grand merci pour l'intérêt que vous portez aux vidéos. Pardonnez-moi, j'avoue ne pas comprendre les termes fa à deux lignes et l'octave sans ligne. Je ne sais pas à quoi vous faites allusion. J'en suis désolé, étant très désireux toujours de pouvoir répondre aux questions. Quoi qu'il en soit, vous trouverez dans cette vidéo sur la réalisation de l'accord à quatre voix toutes les indications de limites de tessiture et de répartition des voix. N'hésitez- pas à me solliciter si nécessaire. Encore merci
Jean-Louis Fabre
Par alain44600, écrit le 27/09/2014 à 20h11
Bonjour,

Très bonnes vidéos.

Est ce que je peux résumer l'étendue des voix par:
- les 4 voix ont une étendue d'une 13e (8e+6e)
- basse et alto descendent au fa et montent au max au ré (respectivement fa1-ré3 et fa2-ré4)
-alto et soprano descendent au do et montent au max au la (respectivement do2-la3 et do3-la4)

Si je veux simplifier, ou utiliser des voix moins expérimentées:
- les 4 voix ont une étendue d'une 12e (8e+5e)
- basse et alto descendent au fa et montent au ré (respectivement fa1-do3 et fa2-do4), éventuellement un peu plus (ré3 ou 4)
-alto et soprano descendent au do et montent au la (respectivement do2-sol3 et do3-sol4),, éventuellement un peu plus (la3 ou 4)
Cette deuxième écriture me parait plus simple et plus immédiate (8e+5e+...)

Ces étendues sont physiques/humaines (il n'y a pas de raison théorique), cette "systématisation" m'aide pour mémoriser ces étendues de voix.

Cela a l'air cohérent, mais est ce une "bonne pratique" d'après vous ... ? ou il y a t il des inconvénients à mémoriser comme ça ?

NB: le diapason standard actuel est pour moi LA3 à 440 Hz en notation latine, mais A4 à 440 Hz en notation anglophone.

Bien musicalement,
Alain
Par Jean-Louis Fabre (gradusadparnassum.contact@gmail.com), écrit le 13/10/2014 à 19h12
Bonjour,
merci infiniment pour votre message et l'intérêt que vous portez aux vidéos!
Votre remarque est très juste. En effet, même si l'étendue du ténor par exemple va du fa 2 au la 4, il est bon de ne pas trop utiliser la limite aigüe de sa tessiture. Cependant, pour des raisons d'expression le la 4 est tout à fait possible. Je le fais moi-même dans la version complète du choral 4, dans l'unité 3.7.2, vers la minute 48.00, rendant le ténor plus expressif et mis en valeur par rapport aux autres voix.
Si l'on écrit avec une volonté de facilité d'exécution et de confort pour les chanteurs, autant rester dans des limites plus restreintes, Fa et sol 4 pour le ténor.
Par ailleurs, depuis l'époque du contrepoint franco-flamand, au XVIeme siècle, dépasser les limites dans l'aigu était une manière de rendre très expressive la voix et portait le nom d'"hyperbole", et de la même manière, le dépassement dans le grave portait le nom d'"hypobole".
Je note que parfois certains chanteurs le font en modifiant le texte. J'ai déjà entendu une voix de basse chanter le la une tierce plus bas que le do1 dans un texte de Monteverdi au lieu du la1 écrit. Je ne suis pas contre, l'effet était très beau, d'une profondeur surprenante, et vraisemblablement Monteverdi l'aurait approuvée!
Encore merci!
Désolé de répondre si tardivement, mais je suis très ...occupé ... et je réponds très bientôt à vos autres questions!
Merci !!
bien cordialement
Jean-Louis Fabre

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