Gradus ad Parnassum - Cours d'écriture musicale

<< Retour au chapitre

Complément sur la quarte et sixte - Vidéo pratique



Vidéo complémentaire à l'unité 6 du chapitre 2. Deux exemples musicaux sont montrés de la quarte et sixte de passage entre deux accords de sous-dominante. Tout d'abord dans le choral de Bach, "Durch Adams Fall ist ganz verderbt", en do mineur, extrait de la cantate BWV 18. Ensuite, un lied de Schumann, "Du ring an meinem finger", quatrième lied en Mib Majeur du cycle op.42 "Frauenliebe und -leben".

6 commentaire(s)

Par pianistinconnu, écrit le 21/05/2017 à 21h16
Bonjour Monsieur, désolé de vous déranger à nouveau mais après avoir étudié l'exemple du lied de R,Schumann, j'ai d'autres questions si vous le permettez et aussi peut-être quelques petites confusions…
En effet, dans la mesure 1, sur le 4ème temps, je vois qu'il y a une 4te et 6te ( si b - mi b mais sans le sol ) comme dans le choral de Bach ( sur le sol à la basse - 2ème croche du 3ème temps ) sauf qu'ici vous la chiffrez bien 6-4…Et c'est vrai qu'elle paraît tellement évidente à l'oreille.…J'en déduis qu'on doit de toute façon chiffrer 6-4 même si il y a une note "absente" dans la réalisation, c'est-à-dire sous-entendue en quelque sorte.

Mon autre question concerne le chiffrage 6-5 sur le la b de la mesure 3 ( juste avant le la bécarre )
Si c'est un accord chiffré 6-5, c'est bien un renversement de l'accord du 2ème degré lab - do - mib - fa ( accord fondamental de 7ème d'espèce : fa - lab - do - mib )
Hors vous indiquez que c'est cet accord 6-5 se trouve sur la sous-dominante IV donc 4ème degré.
Donc j'avoue que j'ai un peu de confusion ici et comme vous dites régulièrement que, quand il y a une confusion sur un sujet, ce n'est pas bon pour la suite de l'apprentissage et la reconnaissance de ces enchaînements dans les partitions étudiées.
Cordialement,
Eric PAUWELS,
Par Pianistinconnu, écrit le 21/05/2017 à 17h15
Bonjour Monsieur,
J'ai bien compris qu'il manquait le mi b pour vraiment avoir la 4te et 6te de passage, telle que vous l'avez expliqué dans la vidée précédente.
Seulement comment doit-on interpréter le chiffre 4 ?
Comme un chiffrage d'intervalle ( sol - do ) ou comme un chiffrage harmonique et dans ce cas, dit-on :
- accord de 4te et 6te sans la 6te
- accord de 4te
Ou alors comme le fa est une noire, pourrait-on considérer l'accord : sol - do - fa ? qui serait chiffré 7 / 4 ? ( je dis peut-être une grosse bêtise…)
Et encore merci beaucoup pour tous ces cours…
Cordialement,
Eric PAUWELS,
Par Jean-Louis Fabre, écrit le 21/05/2017 à 18h05
Bonjour,
à vrai dire, j'ai un petit regret d'avoir présenté cet exemple, qui est un cas assez rare finalement, et pour illustrer mon propos il aurait été préférable et plus "pédagogique" de donner un exemple correspondant mieux au cours précédent. Ceci d'autant plus que les exemples abondent, et que par cet exemple j'introduis peut-être un doute dans les esprits.
Il s'agit vraiment d'un accord de quarte et sixte où la sixte tarde à arriver, et quand celle-ci arrive, l'accord a changé de basse... L'accord sol do fa n'est pas un accord réel, le fa est étranger, c'est le mib qui est la note réelle, mais il arrive...trop tard, pourrait-on dire.
Dans ces cas, il convient simplement de chiffrer 7/4 (à la verticale) au lieu des deux notes réelles 6/4, le 7 n'étant qu'un retard du 6 qui arrive plus tard.
On ne peut pas dire accord de quarte, car cet accord n'existe pas.
J'espère avoir apporté quelques lumières pour cette écriture qui peut en effet troubler.
Bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par benoit (bcarnel@yahoo.fr), écrit le 12/04/2017 à 16h56
Bonjour,
à 7:35,vous dîtes à propos du sib à la basse de la mesure 2 : "c'est vraiment une note de passage" . Certes, le si est bémol à cause du mineur mélodique descendant en do mineur. Mais pourquoi ne serait-ce pas aussi un emprunt en Fa mineur ( avec le chiffrage +4)?
Merci
Par jeanlouisfabre, écrit le 21/05/2017 à 17h51
Bonjour,
pour que le sib soit un vrai emprunt à fa mineur, et que le sib de la basse soit chiffré +4, il faudrait que le mib devienne mi bécarre, ce qui n'est pas le cas ici. Le mib devenant mi bécarre est par ailleurs une écriture très courante, et c'est alors un véritable emprunt à la tonalité de la sous-dominante.
Ici, le sib n'est qu'une note de passage.
J'espère avoir répondu à votre intéressante remarque qui permets d'établir une distinction entre ces deux écritures.
Bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par benoit, écrit le 28/05/2017 à 15h23
Bonjour,
Effectivement, ça m'avait échappé. je dois encore faire des progrès!
Merci encore pour tout votre travail.

Ajoutez votre commentaire:

votre pseudo

votre email

votre commentaire